Qualifications:
4e année en formation de pédiatrie - ULB
Années bourse(s):
2026-2027
From Population-Based Cohorts to Vaccines Against Group A Streptococcus: A Translational Approach to the Enn and Isp Antigens
BACMOL, EPIV, ULB
Ce projet vise à mieux comprendre comment l’organisme se protège naturellement contre Streptococcus pyogenes (streptocoque du groupe A, ou GAS), une bactérie responsable d’environ 500 000 décès chaque année dans le monde. Le GAS peut provoquer un large éventail de maladies, allant d’infections bénignes de la gorge ou de la peau à des infections graves pouvant mettre la vie en danger, ainsi qu’à des complications à long terme comme les cardiopathies rhumatismales. Malgré son impact important sur la santé mondiale, aucun vaccin n’est encore disponible. Les approches vaccinales actuelles ciblent souvent une protéine de surface appelée protéine M, mais celle-ci varie fortement entre les différentes souches bactériennes, ce qui rend difficile le développement d’un vaccin offrant une large protection. Ce projet étudiera deux autres cibles vaccinales prometteuses : une protéine variable appelée Enn et une protéine plus stable appelée Isp.
À partir d’échantillons de sang et de salive provenant d’enfants et de familles en Gambie, ainsi que d’enfants belges atteints d’infections graves à GAS, nous analyserons comment les réponses immunitaires contre Enn et Isp se développent après une exposition naturelle à la bactérie. Nous comparerons ces réponses selon l’âge et selon les formes d’infection, incluant le portage sans symptômes, les infections bénignes et les infections sévères. Une attention particulière sera portée aux enfants de moins de deux ans, car ce groupe d’âge montre des augmentations particulièrement importantes d’anticorps protecteurs après exposition. Nous mesurerons différents types d’anticorps dans le sang et la salive et nous évaluerons leur capacité à aider le système immunitaire à reconnaître et à éliminer la bactérie. Nous étudierons également si ces anticorps peuvent protéger contre plusieurs souches de GAS et si les anticorps présents dans la salive peuvent empêcher la bactérie d’adhérer aux cellules de la gorge. En combinant des analyses détaillées des réponses immunitaires dans des situations réelles d’infection, ce projet permettra d’identifier les mécanismes de protection contre GAS. Les résultats fourniront des informations essentielles pour orienter le développement de futurs vaccins plus efficaces, offrant une protection plus large.