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Violence à l'école : inacceptable !
Scandaleux même.
Et je pèse mes mots. Les témoignages abondent, se multiplient. Il ne s'agit donc pas de quelques événements isolés, mais hélas d'un état d'esprit, d'une sorte
de contre-culture dont on peut craindre qu'elle soit en voie de généralisation. La violence verbale, n'en parlons même plus : elle est devenue monnaie courante,
elle fait partie, pour ainsi dire d'un style de vie.
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Le mode normal de relations entre ados recourt spontanément à l'usage de mots drus, triviaux,
sexuellement connotés. Pas de quoi fouetter un chat, simple effet de mode, dira-t-on. Soit. A ceci près que cette inflation langagière banalise le passage à la
moquerie blessante voire à l'insulte éventuellement raciste et c'est la porte ouverte à toutes les dérives (dont beaucoup n'attendaient que cette occasion).
Sans compter que - sans doute suis-je vieux jeu - il ne me plaît pas que mes petits-enfants en âge d'école primaire se fassent traiter de connard ou, pis,
recourent eux-mêmes à ce type de vocabulaire.
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C'est que, même à l'âge tendre, le milieu scolaire n'est plus sauvegardé. Les témoignages de voies de fait, de harcèlement, de racket ne se comptent plus. Et
pas seulement mettant en cause les enfants entre eux - ce qui est déjà déplorable - mais impliquant des enseignants victimes de menaces, de malversations
(pneus crevés, carrosserie rayée), même de sévices physiques : je n'invente rien. Et de tels faits ne sont pas l'apanage de seuls établissements à contexte
délicat : on en signale aussi dans les beaux quartiers.
Le plus consternant étant sans doute la mollesse dans les réactions: profil bas généralisé, guère de recours aux pouvoirs organisateurs eux-mêmes peu enclins
à instruire le dossier à fond, encore moins l'autorité judiciaire qui, dit-elle souvent, a d'autres fers au feu.
Ca ne va pas !
C'est qu'il y a - comment y être aveugle ? -, un processus continu délétère de désintégration progressive du sens social qui va du laxisme bon enfant
post-soixante-huitard (il est interdit d'interdire), refusant toute autorité même celle de l'adulte sur l'enfant-roi, condamnant béatement tout élément
hiérarchisant (symétrie des statuts de l'enseignant et de l'enseigné), affectant de considérer comme culturel et dès lors hautement licite ce qui n'est que
vandalisme et veulerie (je pense aux tags salopant indifféremment monuments fraîchement réhabilités ou murs neufs des particuliers), refusant en fait toute
contrainte et se privant dès lors de toute structuration de la personnalité, menant implacablement jusqu'à une perte complète de repères.
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Si ce diagnostique est recevable, quelle thérapeutique ? D'abord soyons lucides : le traitement sera de longue durée. C'est une raison de plus pour s'y
attaquer sans tarder.
Tolérance zéro, disent certains.
L'excès en tout mène à l'erreur, voire à la faute.
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En revanche, appliquer sérieusement, strictement les règlements et les lois, assumer sans lâcheté, sans faiblesse ses responsabilités qui qu'on soit, où
qu'on soit : autorité civile, judiciaire, administrative, hiérarchie de tout pouvoir public, enseignant, éducateur ou tout simplement - et last but not
least - parent.
La pire des réactions serait le laisse-faire, la démission, la lâcheté.
Paul DANBLON,
Président de The Belgian Kids' Fund
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De tout temps les enfants se sont volontiers attaqués à plus faible qu'eux. C'est une relation dominant/dominé où l'agresseur, souvent plus grand,
a l'intention de nuire. Mais entre les "taquineries" parfois cruelles de jadis et la gravité des actes de violence commis actuellement par des enfants
de plus en plus jeunes, il y a un monde !
On peut imaginer que les images que ces jeunes captent à la télévision n'y sont pas pour rien...
Ci-dessous un extrait du journal " Le Soir " qui fait frémir.
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« Le bélier, un nouveau "jeu" de violence...
J.D., 11 ans, a été hospitalisé. Le garçon a été victime de violences dans la cour de son école primaire.
Bousculé, puis empoigné avec force, il a été projeté contre une grille par une élève plus âgée avant de s'effondrer sur le sol. J.D. en est déjà
à sa troisième commotion cérébrale en un an. Selon le préfet de l'école, ces actes sont souvent considérés comme des "jeux" par les élèves.
J.D. affirme avoir été victime du "jeu du bélier" qui consiste à porter une personne à plusieurs et à la projeter contre un mur. Si la personne
tombe à terre, elle a perdu ! »
Première commotion, c'est affreux. Deuxième commotion, c'est inadmissible. Troisième commotion, c'est INIMAGINABLE ! Où sont les adultes ? Que
font les adultes ?
Tout le monde, à l'heure actuelle, connaît de près ou de loin une famille où un enfant a été harcelé, racketé, victime d'agressions verbales ou
physiques. Or, la violence, la loi du silence, les menaces, la crainte des représailles sont une réelle souffrance pour les enfants qui les subissent.
Cela peut laisser des traces profondes, indélébiles.
Dans notre hôpital, se sont ouverts dix-huit lits pédopsychiatriques, notamment pour traiter les enfants déstabilisés par une violence quotidienne.
On le sait avec certitude, malheureusement, dans notre pays, il y a des enfants abusés sexuellement. S'il n'y a de pire violence que la sexuelle,
un climat psychologiquement délétère peut être aussi créé si souvent par le divorce des parents, la violence à l'école, le manque d'amour...
Ces lits sont occupés à 100 % et en région bruxelloise, il reste à couvrir un besoin aigu supplémentaire pour la prise en charge de tels enfants.
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Un petit garçon pleure dans son lit d'hôpital, il n'est pas malade : l'auxiliaire de police l'a amené là car ses parents ne sont pas venus le chercher
à la crèche et il n'a pas été possible de les joindre. Le père et la mère, séparés, avaient trop de travail ce soir-là. Ils se rejettent la
responsabilité lorsque, enfin touchés, ils accourent pour sécher les larmes de l'enfant...
Un coup dur pour la psychologie de ce petit être. Combien d'enfants, aujourd'hui, vivent des épreuves difficiles, combien manquent d'amour ?
Ce n'est pas seulement de l'amour des leurs qu'ils peuvent manquer, c'est aussi malheureusement de l'affection de toute une société.
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L'enfant est une priorité, sinon la seule priorité ! Y a-t-on assez réfléchi pour l'avenir, même à court terme ? Ce thème ne fait pas l'objet d'une
réflexion politique d'ensemble, sinon dans les meilleurs cas à l'échelle individuelle de la famille. Un enfant aimé, dans un environnement apaisant
et structuré, acquiert au cours des six premières années de sa vie l'équilibre qui fera de lui l'être capable de reproduire un schéma affectif
favorable : c'est une constatation de longue date. Inversement des schémas déstructurants, voire agressifs ou même pervers, laissent des traces
indélébiles et conduisent aussi à une répétition de génération en génération.
La criminalité à l'échelle individuelle et collective se prévient donc aussi et peut-être d'abord en entourant le jeune enfant d'une manière chaleureuse
et constructive. Cela justifie une unité dans l'approche et la définition d'un coût tenant compte du bénéfice général à en tirer. Aujourd'hui, cette
vision manque de cohérence. Quand donc aurons-nous un ministère autonome de l'Enfance, afin qu'ensemble, les instances concernées (crèches, écoles
gardiennes, primaires et secondaires, office de la naissance et de l'enfance, médecine scolaire, pédiatrie et soins hospitaliers, centres
psycho-médico-sociaux, services sociaux des CPAS, ...) travaillent de manière plus structurée ?
Notre croisade pour une médecine spécifique à l'enfant est plus modeste que celle décrite précédemment mais se heurte aussi à la définition même des priorités.
Soigner un enfant nécessite en moyenne davantage de temps de personnel et d'argent que soigner un adulte. Il faut aussi une école, des éducateurs, une
biberonnerie, un environnement propice à la générosité, au rêve et à une certaine évasion si nécessaire à éclipser la douleur et l'angoisse.
Professeur Georges CASIMIR,
Secrétaire de The Belgian Kids' Fund
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Ici et là des jeunes réagissent et s'organisent pour venir en aide à des élèves aux prises avec toutes sortes de harcèlements.
Exemple : depuis trois ans, un petit groupe d'élèves de 5ème secondaire de l'Institut de la Providence à Wavre a mis sur pied l' HATAG : Harcèlement
- Taquineries - Agressivité.
Céline qui fut une des initiatrices du projet explique :
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« la meilleure chose à faire quand on est victime de mauvais
traitements est d'en parler autour de soi à des personnes en qui on a confiance : la famille, les professeurs, les éducateurs. Mais il est peut-être
plus facile d'en parler à quelqu'un de son âge. De même si on a été témoin d'une agression, décrire la situation, nous donner des noms, des détails,
tout ce que l'on a observé est utile pour essayer de venir en aide à la victime. Ce n'est en rien jouer un rôle de "balance". Si tu as peur des
représailles, tu peux faire ça anonymement en déposant un mot dans notre boîte aux lettres, mais de toute façon, compte sur nous pour notre silence.
Le groupe Hatag, ce sont des filles et des garçons à qui on peut se confier sur papier (boîte à lettres) ou de vive voix sans se sentir ridicule.
Rien n'est ridicule entre nous. Nous essayons de raisonner l'agresseur, de lui faire prendre conscience du mal qu'il fait à sa victime. Si c'est
au-dessus de ses moyens, nous en parlons à un éducateur, à la direction...
Nous pouvons avoir un rôle de porte-parole, d'intermédiaire, de médiateur entre une jeune victime et un adulte. Mais le jeune peut parfaitement nous demander
de ne pas en parler à l'un ou l'autre ! L'important c'est qu'il sache qu'il n'est pas seul. Il ne doit surtout pas rester seul face à son problème.»
Voilà une initiative de terrain qui pourrait peut-être faire école avec
l'approbation des pouvoirs organisateurs responsables dans les établissements
scolaires.
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D'après une communication des Docteurs A. Kahn, J. Groswasser, P. Franco, S. Scaillet, M. Sottiaux., les campagnes de prévention liées à l'éducation
des jeunes parents (depuis 1993) ont fait chuter la mortalité liée à la mort subite de 80%. Néanmoins 6 à 8 décès sur 10.000 naissances sont encore
enregistrés au cours de la première année de la vie (90 décès par an en Belgique). On rappellera les mesures conseillées : coucher l'enfant sur le
dos, ne pas dépasser 20°C dans la chambre, ne pas fumer pendant et après la grossesse.
La recommandation la moins bien suivie porte sur le TABAGISME parental : 30% des futures mères fument toujours plus de 10 cigarettes par jour.
On estime que 40% des décès survenant encore pourraient être évités si la mère s'abstenait de fumer.
Le tabagisme du père ne s'ajoute au risque que si la maman est elle-même fumeuse. La mort subite plus fréquente n'est pas le seul effet délétère du
tabagisme en période prénatale, on citera aussi la prématurité, le faible poids de naissance, les déficits respiratoires et neurologiques.
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Les nourrissons de parents fumeurs font des apnées (arrêts respiratoires) obstructives durant leur sommeil (comme le font les adultes obèses) avec
chute du rythme cardiaque et de la concentration en oxygène dans le sang. Le réveil salvateur dans le cas de ces apnées se produit moins souvent
chez les enfants de mères fumeuses. Ces enfants ont aussi des modifications du système nerveux autonome qui contrôle le rythme cardiaque avec une
réduction de capacités à réagir au stress. Des anomalies visibles au niveau du système nerveux (tronc cérébral) de ces enfants de mère fumeuse ont
été démontrées.
Le tabagisme réduit aussi la durée et la quantité de lait lors de l'allaitement maternel qui est un élément déterminant de la protection du nourrisson
contre les infections.
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En conclusion, la prévention du tabagisme passif et actif est essentielle à tout
progrès nouveau dans la réduction du risque de mort subite du nourrisson.
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Une idée fabuleuse, digne d'un Conte de Noël !
Un grand mouvement de solidarité est né le 18 décembre dernier lorsqu'un groupe de jeunes "bien portants" ont battu le rassemblement de leurs
amis et connaissances pour venir en aide à des jeunes "mal portants" hospitalisés.
Sous la houlette de Françoise Timmermans, la patrouille des guides Spéranza (une vingtaine de jeunes filles de 12 à 17 ans) s'est mobilisée pour
récolter l'argent nécessaire à l'achat de matériel susceptible de rendre la vie des enfants hospitalisés plus agréable et le travail du personnel
médical plus facile. Eh bien, non seulement tout ce mobilier adapté aux enfants malades a pu être acheté et distribué aux services qui en avaient
besoin, mais le solde de la somme récoltée a été versé au fonds pour la recherche de la Kids' Fund.
Cette bande de jeunes a réussi à glaner 6.500 Euros en organisant dans le hall d'entrée de l'Hôpital un marché de Noël alimenté par leurs familles,
amis et connaissances. Et puis surtout, ils ont fait circuler et mis en œuvre auprès de jeunes "bien portants", des parents et grands-parents qui
aiment gâter leurs "petits", une belle et généreuse idée : décider de commun accord, une fois l'an, d'offrir aux jeunes "mal portants" hospitalisés
la somme que les adultes auraient consacrée à leur offrir des vacances ou des cadeaux.
C'est une idée fabuleuse, digne d'un Conte de Noël !
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Dans le courant du mois de décembre, de nombreuses festivités ont été organisées par la Ville de Charleroi et la S.N.C.B. en collaboration avec
la Société Märklin au profit de The Belgian Kids' Fund.
En Gare de Charleroi Sud, un circuit ferroviaire miniature installé par Märklin et retraçant le "Grand Charleroi" était accessible au public pour la somme de 1 Euro.
Une exposition des dessins d'enfants de l'hôpital y était également présentée. Les commerçants de l'A.S.B.L. Centre Ville Charleroi avaient organisé
au sein de leur village de Noël une tombola au profit de la Kids' Fund.
Toutes ces activités ont été clôturées officiellement le 15 janvier dernier par un grand cocktail dînatoire au cours duquel les principaux prix de
la tombola ont été remis aux heureux gagnants.
A l'issue de cette soirée, un chèque d'un montant de 20.128 Euros a été remis au Président de la Kids' Fund.
Le Conseil d'Administration de notre Association et son Comité de Soutien remercient vivement la ville de Charleroi et ses commerçants, la S.N.C.B.,
la Société Märklin, Coca-Cola et Bel RTL qui assurait l'ambiance musicale du Marché de Noël pour cet "En-Train" dans lequel enthousiasme et dynamisme
se sont relayés sans relâche.
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